Montréal, le 16 juin 2026,
La Coalition Interjeunes publie aujourd’hui le rapport de la 9ᵉ Grande consultation jeunesse, tenue en avril sur le thème de l’éducation. Fruit des échanges d’une centaine de jeunes provenant de 11 régions, le document met en lumière un constat que les jeunes posent elleux-mêmes : l’intimidation, l’exclusion et la détresse vécues à l’école sont les symptômes d’un système qui ne les rejoint plus. Les jeunes ne veulent pas s’arrêter au diagnostic : ielles formulent des recommandations concrètes pour y répondre.
« Ce qu’ielles nous disent, c’est qu’on ne réglera pas la violence uniquement par des règles. Il faut aussi des écoles plus humaines, mieux outillées, où chaque jeune a une vraie place. On nous a décrit des milieux où l’intimidation n’est pas toujours prise au sérieux, où le sentiment de sécurité n’est pas au rendez-vous et où leur parole est peu entendue. Certain.es nous rapportaient des expériences d’exclusions liées à leur identité, à la
neurodivergence ou au handicap », souligne Jennifer Robillard, directrice de la Coalition Interjeunes.
Les recommandations des jeunes
Les jeunes proposent des changements concrets, ancrés dans leur vécu :
• Mieux éduquer et sensibiliser les jeunes aux enjeux de diversité dès le primaire
et développer les compétences en communication et citoyenneté.
• Améliorer les milieux de vie et les environnements physiques en créant des
écoles plus chaleureuses et en offrant des environnements adaptés aux différents
besoins (sensoriels, sociaux, etc.)
• Transformer les façons d’apprendre en privilégiant l’apprentissage par
l’expérience et en intégrant des projets concrets.
• Adapter les parcours et le cadre scolaire en offrant des horaires plus flexibles et
en permettant le choix de cours des parcours.
Au cœur de ces recommandations se trouve une conviction : il n’existe pas une seule façon de réussir, et chaque jeune devrait pouvoir compter, à hauteur de ses besoins, sur les conditions nécessaires pour développer son plein potentiel. Ielles refusent d’être réduit·es au rôle de simples bénéficiaires de services : ielles se posent en partenaires du changement, capables d’analyser les enjeux et d’agir dès maintenant.
« On ne veut plus seulement être consulté·es. On veut participer, coconstruire et faire partie des décisions qui nous concernent », résume un•e jeune ayant participé à la consultation.
Cette volonté se prolonge au-delà du rapport : partout au Québec, des jeunes ayant pris part à la consultation s’engagent désormais comme porte-parole jeunesse auprès de la Coalition Interjeunes. Leur engagement est motivé par une intention claire : la participation citoyenne ne doit pas s’arrêter à une consultation ponctuelle. Ielles veulent faire partie des décisions qui façonnent leurs écoles, leur avenir et celui de leurs communautés.
Le 6 juin dernier, cette volonté d’engagement s’est concrétisée lors du grand rendez-vous citoyen Debout pour l’école, où Ixy Ailani, Ivy Deshênes, Noah Guay et Marie-Joëlle D. ont pris la parole à titre de panélistes et d’expert·es de leur propre vécu. Ensemble, ils ont porté un message clair : les jeunes doivent être considérés comme des partenaires du changement et non comme de simples bénéficiaires de services.
La Grande consultation jeunesse a réuni, en avril dernier, une centaine de jeunes provenant de différentes régions et réalités du Québec afin de réfléchir collectivement aux enjeux qui les touchent. Les recommandations et les initiatives qui en émergent continuent aujourd’hui de nourrir des projets concrets de mobilisation citoyenne, de
participation démocratique et de transformation sociale.
– 30 –
Source: Coalition Interjeunes
Renseignements:
Annick Daigneault
communications@interjeunes.org
